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Parcours PMA à Barcelone, témoignage

Claire témoignage à coeur ouvert sur son parcour PMA ici à Barcelone. Elle nous partage les différentes étapes du processus, ses choix, ses doutes et ses conseils.

Un grand merci à Claire qui grâce à son texte, on l’espère, pourra aider et rassurer de futurs parents qui ont fait le choix de la PMA à Barcelone. 

parcours PMA barcelone

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Claire-Ambre, je suis autrice, j’ai 46 ans. Je suis maman solo d’une petite fille de 3 ans.

Pouvez-vous nous raconter comment vous êtes arrivée à entreprendre un parcours PMA ?

La décision a été prise pendant le Covid. Nous étions tous confinés, j’étais en télétravail, et j’avais toutes mes journées pour réfléchir à ma vie. Ça a été l’occasion de faire le point et de réaliser que je voulais vraiment être mère malgré mes échecs et mon âge. J’avais 42 ans. 

À ce moment-là, j’avais même déposé un dossier d’adoption. C’était une voie réelle.

Puis j’ai beaucoup réfléchi, et le hasard de la vie m’a menée, au moment du déconfinement, devant un gynécologue. Et alors que j’étais persuadée que la maternité biologique n’était plus possible pour moi…tout a basculé. 

Ce gynécologue m’a parlé d’un parcours de PMA, possible dans mon cas. 

 Là, j’ai senti un petit espoir revenir. Vraiment. Comme une porte qui s’ouvrait alors que je croyais que tout était fermé.

Comme il y avait le Covid, des délais, mon âge, et bien que la loi était en train de passer en France pour les femmes célibataires, il m’a conseillé de me tourner vers l’étranger.

J’ai donc choisi l’Espagne, et notamment Barcelone. Et là, pour la première fois depuis longtemps… j’y ai cru. 

Aviez-vous des appréhensions au début du processus ?

Oui, j’avais des appréhensions. J’avais peur d’avoir mal, peur que ça ne marche pas. Je crois que c’était vraiment la plus grosse peur : se dire « allez, on se lance » et, au final, que ça ne fonctionne pas. J’avais peur de me retrouver face à un nouvel échec. Peur que ce soit encore plus douloureux que si je n’avais pas essayé. Ce n’était pas évident de prendre cette décision. Mais je l’ai prise. 

Comment aviez-vous trouvé et choisi la clinique ou le médecin qui vous a suivie ?

Au départ, les rendez-vous se sont faits en visio puisque c’était en période de confinement et que beaucoup de cliniques proposent un premier rendez-vous en visio gratuit. Donc j’ai commencé par faire ces rendez-vous à distance afin de sélectionner mes cliniques. Je tenais un petit tableau des celles que j’avais sélectionnées. Ensuite, j’en ai retenu trois et j’ai posé des congés pour me déplacer à Barcelone et aller les voir.

Avant ça, j’avais constitué un dossier médical, comme les trois cliniques me l’avaient conseillé : examens demandés, prises de sang, tout ce qu’il était nécessaire pour ce premier rendez-vous.

Sur place, j’avais donc rendez-vous avec trois cliniques.  J’en ai annulé une, parce que l’ambiance faisait trop “fabrique à bébés” pour moi. Je voulais quelque chose de plus humain. Il en restait donc deux, elles étaient situées très proches l’une à côté de l’autre. J’ai eu du mal à me décider entre les deux.

Et ce qui a vraiment fait la différence, c’est l’équipe. Une équipe magnifique. C’est vraiment ça qui m’a fait choisir la clinique vers laquelle je suis allée. Je me suis sentie bien immédiatement, aussi bien avec les infirmiers, le personnel médical qu’avec les gynécologues.

Quels ont été les délais d’attente pour obtenir les premiers rendez-vous et commencer le traitement ?

Pour moi, ça a été assez rapide, puisqu’on était en pleine période de Covid et que très peu de monde, j’ai l’impression, faisait cette démarche à ce moment-là. Je crois que j’ai commencé les démarches en avril-mai 2021. 

Mes premiers entretiens pour sélectionner les cliniques, en mai-juin et mon premier rendez-vous physique a eu lieu en août. Ensuite, le rendez-vous suivant à eu lieu en octobre. Il y avait d’abord un rendez-vous prévu en septembre, mais mon endomètre n’était pas prêt, donc tout a été reporté en octobre.

Au final, ça a été vraiment assez rapide.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout la PMA, pouvez-vous nous expliquer les différentes étapes de votre parcours et comment ça se déroule concrètement ?

En réalité, il n’y a pas “une” PMA, mais une multitude de parcours possibles. Certaines impliquent des traitements médicaux lourds, d’autres des parcours plus courts. Certains sont avec stimulation, d’autres sans. Chaque parcours est adapté à une situation médicale, à un âge, à une histoire, à un contexte. Avec une infinité de configurations.

Et c’est pour ça qu’on ne peut jamais comparer deux PMA. 

Dans mon cas, je vais vous parler d’un parcours avec donneur, c’est-à-dire un parcours encadré médicalement, où certaines étapes sont prises en charge par la clinique de manière très spécifique et très encadrée

Étape 1 : la prise de décision.

C’est, je pense, l’étape la plus importante. Pour moi, elle s’est faite dans un contexte particulier. Je me souviens très bien : j’étais dans une salle de cinéma, seule devant l’écran, et on savait que c’était le dernier film avant la fermeture des salles. C’est là, dans ce moment suspendu, que j’ai pris ma décision. J’avais besoin d’être seule, et c’est là que j’ai su. Le lendemain, j’ai téléphoné aux différentes cliniques pour prendre rendez-vous.

Étape 2 : les premiers rendez-vous en visio.

Les premières prises de contact, les entretiens en visio avec plusieurs cliniques pour comprendre les possibilités et voir comment chacune fonctionnait.

Étape 3 : les premiers examens médicaux.

On vérifie si c’est possible médicalement, les analyses nécessaires, les prises de sang, le bilan de départ.

Étape 4 : le choix de la clinique.

Ça a été l’étape suivante : rencontrer les équipes physiquement, des cliniques que j’avais sélectionné, vérifier le feeling, et faire mon choix. Je n’ai sélectionné que des cliniques à Barcelone. Même si un temps j’avais une piste du côté de Alicante. 

Étape 5 : l’administratif.

Une fois la clinique choisie, il y a la partie administrative : les papiers, les autorisations, tout ce qui encadre ce type de parcours. 

Étape 6 :  Nouveaux examens plus poussés.

On continue les analyses, la préparation de l’endomètre, tout ce que la clinique demande avant le transfert.Le choix du donneur, anonyme en Espagne — C’est la clinique qui s’occupe de cette partie.

Étape 7 : préparation médicale et rendez-vous de transfert

Ensuite, vient la préparation hormonale, les contrôles, et enfin le rendez-vous le jour J. Le transfert. Ce jour-là, j’avais rendez-vous très tôt à la clinique et du coup, je me suis organisée pour dormir à côté de la clinique, ce qui m’a permis d’être sereine et disponible.

Étape 8 : l’attente.

C’est l’étape la plus longue : attendre de savoir si ça a marché, attendre les résultats.

Comment gérer les rendez-vous, les traitements et la vie quotidienne ?

Il ne faut pas hésiter à prendre des jours de repos si c’est possible, ou à prendre des rendez-vous sur des moments où l’on ne travaille pas, pour vraiment être disponible psychiquement et mentalement. Il faut se cocooner, prendre soin de soi et se dire qu’on en a le droit : on s’autorise des moments sans stress, sans courir partout

Les traitements, on les fait, ça se fait facilement. Car on sait pourquoi on le fait : ce n’est pas pour guérir une maladie, c’est pour avoir un enfant. Comme ça a du sens, c’est beaucoup plus simple.

Par contre, pour la vie quotidienne, je trouve que c’est dur, parce qu’on est aspirée par ce projet, on ne pense qu’à ça. C’est cette partie-là qui est un peu plus difficile à gérer. C’est pour ça qu’il faut vraiment se garder des moments rien qu’à soi, autour de tout ça.

Quels ont été les moments les plus difficiles ou les plus marquants de votre parcours ?

Le plus dur, ça a été la peur de ne pas pouvoir accéder aux cliniques à ce moment-là. C’était compliqué, et j’avais peur que ce soit remis à plus tard alors que je n’avais plus beaucoup de temps. Et puis il y a eu le moment où mon endomètre n’était pas prêt en septembre. Et ou tout a été reporté. Forcément, après ça, on se dit que ça ne va pas marcher, qu’il va y avoir un nouveau problème. Le moindre grain de sable dans la mécanique, on pleure, on ne va pas bien, on se dit que ça ne marchera jamais.

Je me souviens d’une amie qui, au même moment, a dû être opérée d’un fibrome alors qu’elle devait aussi faire sa FIV : ça a été terrible pour elle. Le moindre grain de sable nous fait penser qu’on n’y arrivera pas. Si on en est là, c’est déjà qu’on n’y arrive pas naturellement, donc on porte cette idée en tête qu’on n’est pas capable d’avoir un enfant. On se sent diminuée. Et le moindre empêchement semble nous confirmer cela, alors que c’est faux : un parcours PMA comporte ce genre de contretemps. C’est normal.

Ce sont des étapes difficiles, et il ne faut pas se laisser engloutir par ça. Il faut être soutenue, avoir des copines, des copains, des amis. C’est vraiment essentiel.

Et qu’est-ce qui a été le plus marquant dans votre parcours ?

Le plus marquant, je crois que ça a été le jour du transfert. J’ai adoré, c’était tellement évident, tellement facile.

Après le transfert, je suis allée me balader au parc Güell avec une amie et sa fille née d’une PMA également. 

Ce jour-là, je me suis posé mille questions. Certains conseillaient de ne pas trop forcer, d’autres de vivre comme d’habitude, et j’ai choisi cette deuxième option. J’ai monté la quarantaine de marches qui mènent au parc Güell et j’ai passé un moment magnifique, en me disant que peut-être que ça avait marché et qu’une vie était en moi. C’était le cas. 

Comment avez-vous vécu émotionnellement ce parcours ?

C’est un parcours de montagnes russes. Je pense qu’on vit tous un peu ça : c’est vraiment les montagnes russes, un parcours PMA.

Pendant votre parcours, avez-vous senti que vous étiez accompagnée et soutenue ? Que ce soit par votre famille, vos amis ou des professionnels ?

Oui. Il faut absolument être accompagnée et soutenue.

Même si j’ai fait beaucoup de choses seule et que j’ai eu besoin de moments de solitude voulu, il faut pouvoir en parler à ses amis, à sa famille, et si nécessaire à des professionnels.

Je sais que j’ai confié des choses à l’équipe médicale sur place, à Barcelone, que je n’ai pas confiées à d’autres personnes. Je conseille vraiment d’en parler de ne pas rester murer dans le silence, même et surtout lors des échecs. Et pourquoi pas en parler à un psychologue, si c’est compliqué ? Pendant ce processus, ça peut vraiment aider.

Donc oui, il faut être accompagnée et se sentir soutenue. Sinon, c’est difficile.

Avez-vous trouvé du soutien ici à Barcelone ?

Oui, j’ai trouvé du soutien. J’ai rencontré une amie, quelqu’un que j’adore, que j’ai connue via un groupe de mamans à l’époque, sur Facebook.

Il y a beaucoup de groupes Facebook ou Whatsapp, ce sont ces groupes qui créent de la sororité.

Selon vous, qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans l’accompagnement des parents pour la PMA à Barcelone ?

Je pense qu’il pourrait y avoir un accompagnement plus clair pour expliquer comment aborder, plus tard, l’histoire de la conception avec son enfant. Aider les parents à trouver les mots, à savoir quand et comment en parler, ce serait vraiment précieux.

Avec le recul, referiez-vous les mêmes choix ?

Oui. Cent fois oui. Bien évidemment.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui par rapport à tout ce parcours ?

Aujourd’hui, comme j’ai eu la chance d’avoir ma fille, ce parcours, c’est devenu une petite poussière dans l’immensité de ma vie. Même s’il comporte des moments difficiles, je suis heureuse de l’avoir fait. C’est même quelque chose que j’aurais peut-être dû faire avant, si j’avais su que ça existait, c’est aussi pour ça que j’en parle aujourd’hui.

Je me sens très bien, vraiment heureuse d’avoir fait ce choix, et que cette ville, Barcelone, me l’a permis. 

J’ai même écrit un texte inspiré de ce parcours, qui a été récompensé dans un concours littéraire, en France. C’est une manière pour moi de transmettre et de soutenir celles et ceux qui vivent ce parcours. J’ai envie de montrer que d’autres chemins existent, que d’autres puissent y croire aussi, et si mon témoignage peut rassurer quelqu’un, alors ça aura déjà du sens. 

Quel conseil donneriez-vous à d’autres parents vivant à Barcelone et qui envisagent un parcours PMA ici ?

Ah bah foncez ! Il ne faut pas hésiter.

Sincèrement, même si je n’ai pas de comparatif, je pense que c’est l’un des meilleurs pays pour faire un parcours PMA. Sans mentir.

On est vraiment au bon endroit en Espagne, et Barcelone, c’est la ville où il faut aller.

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